Briefing
Moment de détente et de partage, généralement organisé autour d’un café et sans réelle contrainte horaire. Tout briefing qui se respecte implique 0 préparation et se gère au feeling, idéalement en toute décontraction. C’est l’occasion pour les participants de démontrer qu’ils ont quelques idées, que certains sujets les gonflent, ou encore que la motivation a ses limites que les compétences n’ignorent pas. Si le briefing est le contraire du débriefing, c’est probablement parce que l’ambiance y est bien meilleure. Il est toujours plus sympathique d’imaginer qu’à priori tout va bien se passer que de constater à posteriori que tout est parti en couilles.
Le ton d’un briefing se doit d’être assez décontracté, en essayant de marquer le moins possible l’aspect hiérarchique des participants. Chacun doit avoir l’impression qu’il peut librement s’exprimer et ne doit en aucun cas se douter que tout ce qu’il dira pourra être retenu contre lui (notamment lors du débriefing).
L’optimisme est de rigueur : ça va marcher, on y croit. On tente d’imaginer ce qui pourrait bien arriver et qui risque de gripper cette merveilleuse idée du Patron qu’il faut désormais aller vendre sur le terrain.
Il n’est pas rare que le briefing soit ponctué de brefs éclats de joie. Ceux-ci sont généralement dus à une émulation collective. Ces débordements euphoriques non contrôlés sont en quelque sorte le « pendant » des reniflements du débriefing. Le sentiment d’appartenance à l’entreprise est très marqué à cet instant. On est là pour une mission bien précise et il faut réussir. On ne sait pas encore que de la théorie à la pratique il n’y a qu’un pas que le patron ne franchit que très rarement. Une étude révèle que 82% des cadres affirment apprécier l’exercice du briefing, contre 12 % pour le débriefing. C’est bon signe. Les collaborateurs qui préfèrent imaginer les choses plutôt que de les réaliser ont un très fort potentiel pour des fonctions managériales où c’est une qualité reconnue et appréciée.
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