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Directeur des Ressources Humaines
Généralement on parle de DRH pour aller plus vite, car le temps manque pour tout prononcer lorsque l’on ne répond plus aux critères de beauté de l’entreprise. Le DRH, donc, est un être foncièrement méchant qui dispose du pouvoir suprême de recruter ou de licencier des collaborateurs. Vous imaginez ? Il dit « Oui » et c’est champagne millésimé, il dit « Non », et c’est du whisky Capt’ain Grant.
Pourtant la vie de ce vigile au col blanc est un enfer car il n’a pas le droit d’écouter ses émotions. Il est régulièrement obligé de mentir aux nouveaux arrivants en leur affirmant que l’entreprise fera tout pour qu’ils s’épanouissent. Et à ceux qui partent en leur disant qu’il les remercie pour leur travail, jouant honteusement sur les mots.
Gérer des hommes, c’est gérer des problèmes. Partant de ce constat la vie professionnelle d’un DRH est donc une gestion structurée et hiérarchisée de problèmes au quotidien. Comme si la croix n’était pas assez lourde à porter, le DRH se doit de garder une distance avec le personnel, c’est pour cela qu’on a toujours l’impression qu’il est triste à mourir. Or c’est faux ! C’est peut-être un vrai déconneur, mais personne ne doit le savoir, c’est sérieux les Ressources Humaines. Ajoutez à cela l’obligation d’être toujours bien habillé, bien coiffé….et vous aurez envie d’aller serrer votre DRH dans vos bras pour lui faire part de votre compassion. Ce que je vous déconseille vivement de faire, même après un pot. Tout ceci explique la relative similitude d’attitude entre un DRH et un Directeur de Pompes Funèbres. Quoique ce dernier soit de facto un tantinet plus inoffensif eu égard à sa clientèle triée sur le volet.
Revenons donc sur les premiers mots de la définition citée en introduction. « Le DRH, donc, est un être foncièrement méchant qui dispose du pouvoir suprême de recruter ou de licencier des collaborateurs » Avouons qu’elle est quelque peu erronée et rectifions le tir pour rendre justice à cette profession de l’ombre. Le DRH est un individu déconneur et lubrique à qui l’on donne un déguisement de clown triste afin qu’il incarne l’âme de l’entreprise, qui dit oui, qui dit non. Non mais !
"C'est comme la fin du siècle, on aura tout compris, même les shérifs, ceux qu'on achète, on les distingue mal des bandits, on a tout eu, ce fut un siècle formidable, quelques malentendus seulement, des histoires...des histoires..." Noir Désir 1996
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