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Vendredi 13 janvier 2006
Management 
 
Le théorème de Dilbert constitue une bonne base de départ pour définir le management : « Les employés les plus incompétents sont systématiquement promus aux postes où ils se révèlent le moins dangereux : l'encadrement. »
 
L’encadrement, ça n’aura échappé à personne, c’est le management. Mais attention toutefois à ne pas tirer non plus sur l’ambulance. On ne s’improvise pas manager et il n’est pas facile de parler de tout en ne connaissant rien, c’est un métier à part entière.  De plus, cette fonction est nécessaire dans l’entreprise : le manager exige le meilleur de son équipe, il mobilise les troupes. Ce sergent chef du privé joue aussi parfois le rôle essentiel de fusible : il est toujours dans le jus et il lui arrive de péter les plombs. Il est souvent court-circuité et doit faire face à la re-volt de ces équipes, au risque de se faire allumer. Il aura beau prétexter n’être pas au courant, subir une ambiance électrique depuis des mois, c’est lui qui prendra la décharge en cas de black-out.

Tout ça pour dire que le manager est certes mieux payé que ses troupes, mais qu’il le paye un jour où l’autre. Cette fonction inconfortable mais nécessaire est donc réservée à ceux et à celles (dans  l’ordre de représentation) qui souhaitent vivre des émotions fortes et faire de leur quotidien professionnel une recherche perpétuelle des ennuis en vue de les surmonter artificiellement dans l’angle de vision de la Direction Générale.

Doit-on pour autant plaindre le manager ?

Non, bien sûr. Ce sado-maso de l’entreprise s’en sort toujours, parfois de façon stupéfiante voire surnaturelle. Qui n’a pas connu un manager étant allé bille en tête jusqu’au bout des ses compétences pour finalement être promu malgré une incroyable succession d’échecs ? le manager sait rebondir, même s’il ne maîtrise pas toujours ni la direction, ni les dégâts de ses rebonds. 

Mais alors à quoi reconnaît-on un bon manager ? C’est simple : c’est celui qui sait se faire oublier quand il est question d’entrer dans les détails et qui est le seul à pouvoir synthétiser une situation après l’avoir rendu étonnamment complexe.

Je manage, tu manages, il manage, nous travaillons, vous managez, ils managent. A suivre !
 

Illustration: 3 Managers terminent  un coaching "Apprendre à sourire"

par Celec publié dans : Abécédaire
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Commentaires

Wouhaouuuuuu, ça frise le Devos cette histoire, non ?!
Quelle inspiration ...
Je suis bluffée ;-)
commentaire n° : 1 posté par : 9eye le: 13/01/2006 13:55:21
Watt ? Je suis toujours aux prises avec un doute intense (qui me met sous tension) quand ampère de vue que les managers sont aussi des Ohm (ou des femmes) qui ont besoin de se sentir à l'aise dans le circuit. Il faut qu'ils deviennent de véritables transformateurs d'énergie dans les équipes pour ne pas fondre les plombs. D'où les rallonges dont ils bénéficient en fin de mois pour continuer à avoir des idées branchées...
commentaire n° : 2 posté par : E-manuel (site web) le: 13/01/2006 19:37:37

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